La Commission européenne en France rencontre les élèves

Interview avec Jessica Larsson, cheffe adjointe de la Commission européenne en France

« Nous vivons un moment européen. Face à la crise sanitaire, au défi climatique, à la révolution numérique ou aux enjeux migratoires, la meilleure réponse est européenne. Notre Union ne réussit jamais aussi bien que lorsqu’elle défend collectivement et de manière solidaire ses valeurs et ses intérêts ». Tels sont les premiers mots du programme de travail de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE)… et ils entrent en forte résonnance avec l’actualité européenne. Les 7 et 8 mars, la présidence française a réuni à Angers les vingt-sept ministres européens en charge de la culture, des commissaires européens et la Représentation en France de la Commission européenne.

En ouverture du programme de la réunion informelle du conseil des ministres et en partenariat avec nos collègues d’Angers, nous avons organisé un temps d’échange entre Jessica Larsson, cheffe adjointe de la Commission européenne en France et une trentaine de jeunes élèves du Lycée professionnel Paul-Emile Victor d’Avrillé. Ces élèves ont été retenus puisqu’ils s’apprêtent à partir en stage Erasmus+ en Espagne à Barcelone du 20 mars au 09 avril. D’autres élèves non concernés par cette mobilité sont en section européenne.

Stéphan Allanic, directeur de la Maison de l’Europe Le Mans Sarthe et Centre EUROPE DIRECT a pu échanger avec Jessica Larsson avant la rencontre avec les élèves.

Quels sont les sujets abordés lors de la réunion des ministres de la culture ?

L’avenir des médias en Europe et le renforcement de la diversité culturelle sur Internet. Sujet très important et également les nouveaux enjeux européens des politiques de protection et de valorisation du patrimoine. Et je pense par exemple particulièrement à Angers et au château d’Angers, qui est en cours de rénovation. Une rénovation de 6,5 millions d’euros des tours et des Remparts, financée par le plan France Relance. Mais il faut savoir que ce plan bénéficie à 40 percent de subventions européennes.

Au Centre Europe Direct, les citoyens nous posent souvent la question pourquoi France Relance est un sujet si important pour l’Union européenne et les institutions. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le plan de relance et de résilience européen est né pendant la crise, la plus forte crise sanitaire qu’on a connue et avec l’idée de contribuer à la relance économique à l’issue de cette crise pandémique. Et surtout réorienter cette économie vers les secteurs d’avenir. D’ailleurs, ce plan s’appelle NextGenerationEU. Il est vraiment là pour la future génération d’Européens. Nous voulons réorienter l’économie vers le secteur de la lutte contre le changement climatique, vers la décarbonation, mais également le numérique. Ensuite, c’est un plan qui a été doté de plus de 800 milliards d’euros. Il est vraiment un très grand symbole de la solidarité des Etats membres de l’Union européenne. Ces Etats se sont engagés à emprunter ensemble sur les marchés. Et vous savez, quand on prend ce genre d’emprunt ensemble, ça veut dire qu’on porte des projets ensemble pour le futur, donc c’est un symbole très fort. C’est inédit d’emprunter ensemble au niveau de l’Union européenne pour investir dans l’économie du futur dans les secteurs du futur, créer de la croissance, créer de l’emploi, mais surtout créer une croissance respectueuse de l’environnement et du climat et aussi porter vers le haut, vers le numérique.

Les élèves que vous allez rencontrer aujourd’hui sont mineurs. Ils vivent dans un continent européen très bousculé en termes d’actualité. Comment allez-vous leur présenter l’Union européenne ? Quelles sont les forces de l’Union européenne aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la guerre est à nos portes. L’Union européenne a été construite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle a réussi à créer des échanges et la solidarité entre les Etats membres. Et cela est très important. Je sais que certains parmi les étudiants que je vais rencontrer maintenant vont partir en Erasmus plus très prochainement à Barcelone et je m’en réjouis vraiment parce que c’est une occasion d’aller aussi à la rencontre de l’autre et d’apprendre beaucoup de choses sur soir.

Une source d’inspiration pour les élèves

Asta, Mira et Lola font partie des élèves qui ont pu rencontrer la chef adjointe de la Commission européenne en France : « C’était très instructif. Elle nous a donné beaucoup d’informations. Au début, c’était un peu compliqué à suivre, mais j’ai trouvé ça super chouette. C’est rare de voir des personnes qui viennent nous rencontrer parce qu’on fait un Erasmus. »

Les trois filles ont trouvé des réponses à leurs questions lors de la rencontre avec Jessica Larson : « On a l’impression qu’on ne l’embêtait vraiment pas. Nous avons pu poser toutes les questions que nous avons eues, elle était très ouverte. Elle est très passionnée par son métier, très investie. »

Pour Asta, Mira et Lola le temps d’échange a été une vraie inspiration : « Cela montre qu’on peut réussir et qu’elle a fait ce qu’elle aimait. Et maintenant elle y est. Elle a beaucoup insisté sur le mot informer, de s’informer. Si on est passionné, on peut y arriver. »

Découvrez le podcast sur le même sujet, diffusé sur Radio Alpa

Article publié le 11/03/2022