6 janvier 2017

La Vrrroumanie – épisode 7

Nos compagnons des 3 épisodes suivants sont venus à ma rencontre via les magnétophones, car j’écoutais leurs histoires un peu avant d’apprendre à lire et écrire. Ah.. ces bonnes vieilles cassettes audio !

Permettez-moi de vous présenter Lizuca, l’héroïne de Dumbrava minunată, un conte de Mihail Sadoveanu. Elle est une orpheline qui croit encore à la beauté et à la bonté du monde. Son meilleur ami ? Patrocle, un héros quadrupède, un chien qui comprend Lizuca comme par merveille. Avec une marâtre qui a honte de Lizuca devant ses copines – de vraies dames, ma foi ! – et une servante qui veut lui faire l’éducation à tout prix, les choses sont assez claires pour notre petite : la vie à la maison n’était pas simple, et elle décide de s’enfuir pour rejoindre la maison de ses grands-parents. Elle y trouvera à coup sûr de la chaleur humaine et de la compréhension. Alors, une grande tranche de pain à la main, un bonnet et le chien à ses côtés, plus une poignée de cendres (car c’est comme ça que les héros retrouvent leur chemin dans les histoires), l’aventure commence.

Mais la route est longue et les rencontres nombreuses… Lizuca, innocente jusqu’au bout des doigts et bien que couverte de poussière – après tout, les meilleurs jeux se passent dehors, non ? – s’émerveille de tout ce qu’elle voit. Elle parle de son chagrin à qui veut lui prêter l’oreille : un tournesol, des fourmis, des cafards, des oiseaux et une vieille femme qui a l’air bien gentille. Elle doit être “Sainte Mercredi”, dont sa mère lui avait parlé…

Mais alors que la nuit tombe Lizuca n’est toujours pas arrivée chez ses grands-parents. Mais elle ne se fait pas de soucis – tant que l’on est gentille -, on peut demander au saule creux de nous abriter pour la nuit. Lizuca a du mal à s’endormir, mais fort heureusement Patrocle est là pour la rassurer… Pourtant ce bois n’est point comme les autres, il est peuplé d’étranges créatures que, la non moins effrayée, Lizuca regarde avec joie, surprise et émerveillement…

Si l’on croyait que l’on était les seuls à s’endormir sur le canapé, dans la voiture, voire dans les bois, et se retrouver comme par magie dans son lit le matin, eh bien, la même chose arrive à Lizuca ! Si la marâtre est là pour récupérer Lizuca, les grands-parents ont d’autres idées pour leur petite fille. Et la belle-mère et sa servante ne tardent pas à l’apprendre, car la nature vient en renfort aux gens bienveillants et punit ceux qui le méritent.

À chacun de tirer ou non une morale de cette histoire. « Ne pas manger de la confiture avec nos doigts quand on a une marâtre, car on risque de se faire gronder » ou bien « Il vaut mieux avoir des grands-parents chaleureux et gentils que tout autre trésor ». Montrez-moi l’enfant qui, ayant écouté cette histoire ou ayant regardé le film, n’a pas rêvé d’un ami à la fourrure qui nous comprenne et sur lequel on peut compter quand la vie est dure.

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