16 mars 2017

La Vrrroumanie – épisode 13

Nouveaux accoutumés du Mărţişor, avez-vous choisi votre vieille femme ? Savez-vous maintenant comment sera votre année ? Passons maintenant par la cuisine pour nous Vrrroumaniser encore un peu plus …

Une fois le printemps de retour, on a plus envie de nous retrousser les manches. Certains d’entre nous se rendent au champ pour travailler le maïs, d’autres s’y rendent virtuellement pour récolter des informations sur un mets incontournable roumain. D’autres encore, on l’espère bien, ne tarderont pas à prendre le fouet pour préparer une bonne polenta, ou la mămăligă.

Traditionnelle de par sa consommation fréquente et sa présence sur la table de presque tous les Roumains, la mămăligă a une histoire qui remonte au XVIIème siècle, depuis que le maïs est venu de l’autre côté de l’Atlantique en Europe. La nouvelle céréale a vite remplacé le millet, jusque-là très utilisé dans la cuisine roumaine.

Si au début, la mămăligă était le plat typique du paysan par excellence, remplaçant aisément le pain, aujourd’hui on retrouve la bonne vieille mămăligă sur les menus des restaurants traditionnels, voire de luxe, car les gourmands se font plaisir avec.

Avez-vous un peu de farine de maïs, un peu d’eau et une pincée de sel ? Alors, il n’y a rien de plus simple que de préparer une bonne mămăligă chez vous ! Faites bouillir l’eau et le sel et versez la farine en pluie. Mélangez le tout en chantonnant une vieille chanson roumaine (je me fais plaisir avec les chansons de Maria Tănase, mais les goûts se partagent) et renversez la polenta sur un plateau, en bois si possible. Pour un effet plus authentique, asseyez-vous autour de la table sur laquelle la mămăligă règne suprême, coupez-la avec du fil et partagez avec vos convives.

Servez le tout avec du telemea, un bon fromage qui ressemble un peu à la feta grecque. Ou bien avec les sarmale, nos petits rouleau de feuilles de choux farcies de viande et de légumes. Ou, si fantaisie vous prend, comme c’était le cas dans ma famille, étalez une couche de mămăligă, puis des lardons, des saucisses et du fromage, puis une autre couche de mămăligă.

Et si jamais vous avez envie d’un autre type de dessert, vous n’aurez qu’à servir de la mămăligă avec de la confiture de fruits rouges, comme le fait ma grand-mère et des milliers d’autres Roumains, et cela depuis belle lurette.

Bon appétit et à la prochaine fois (toujours dans la cuisine !).

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