Des Sarthois ont pour objectif de pédaler 30 000 km !

3 copains, 3 vélos et 30 000 km à parcourir

Partis du Mans, le 5 août 2016, ils comptent réaliser un documentaire avec pour seul moyen de locomotion : le vélo !

A la Maison de l’Europe / Europe Direct, nous aimons l’aventure et les initiatives locales qui démontrent que les Sarthois bougent, explorent, et se lancent à la découverte de l’Europe (si ce n’est plus encore). Ainsi nous sommes entrés en contact avec trois jeunes Sarthois (de gauche à droite) : Valentin Geslin, Elie Viel et Tizian Stromp. Ils sont amis d’enfance. Ils ont chacun une vingtaine d’années et leurs diplômes en poche. Ils ont des rêves, des espoirs, et se questionnent aussi. Parce qu’ils ne souhaitent pas seulement se balader à vélo dans un monde où le dialogue interculturel manque cruellement, les 3 amis ont fait un choix audacieux : voyager pour réaliser des chroniques, des photos et un film documentaire.

Au départ de Munich, on part un peu dans tous les sens.
Valentin fonce, Tizian croit connaître la route et moi (Elie) je suis fatigué d’avance !


La route, toute une aventure

Pour concrétiser un tel projet, les 3 Sarthois ont d’abord créé leur association, qu’ils nomment : Enquête d’identité. Ensuite, ils ont lancé sur internet un financement participatif, et ils ont eu l’heureuse surprise de se voir soutenu par une forte communauté d’internautes. Le projet part alors sur de bonnes bases; le bon braquet est enclenché.

Elie, Tizian et Valentin voient en cet engouement numérique une envie partagée de découvrir le monde avec des personnes qui n’en ont pas forcément l’opportunité. Ils seront alors leurs yeux sur la route du voyage. “Nous continuons de constater que notre projet intéresse les gens. Ils sont enthousiastes” explique Elie avant de renchérir, “cela se manifeste par des sourires ou une invitation à venir prendre un café autour d’un Zweskekuchen (un gâteau allemand aux prunes typique du Land Baden-Würtenberg)”.

Cependant, ne leur parlez pas d’itinéraire car les 3 amis laissent également la place au hasard et aux rencontres fortuites qu’ils feront le long de leur route. Leur périple durera 2 ans, et parcourront 30 000 km, traversant ainsi 35 pays (ou plus). “Notre projet est synonyme de liberté, le vélo nous permet de garder notre autonomie et notre indépendance. C’est un moyen de locomotion doux et responsable écologiquement”, rapporte Elie en souriant. Le vélo est aussi un moyen de faire des rencontres plus facilement explique-t-il. “L’hospitalité existe en Europe, des gens nous offrent un coin de leur jardin pour planter nos tentes. Nous faisons de belles rencontres qui nous prouvent qu’il suffit parfois de faire un pas vers l’autre pour que s’effondre la peur et les préjugés. La notion « d’étranger » est très vite balayée par nos ressemblances.”

Le mont Ararat (plus grande montagne de Turquie – 5 137 m)


“Ensemble on accomplit de belles choses”

Impatients de démarrer leur reportage ce n’est que quelques coups de pédale après avoir quitté Le Mans que les 3 baroudeurs commencent à se questionner sur les exploitations agricoles françaises (championnes de la production mais aussi de la consommation de pesticides et d’engrais), sur les initiatives citoyennes luxembourgeoises, sur l’hospitalité autrichienne et sur les Balkans, cette autre part de l’Europe proche et lointaine à la fois.

Elie, Valentin et Tizian s’intéressent aux gens et essayent de comprendre les enjeux de la société où ils évoluent. Pour eux, “c’est ensemble, unie dans la diversité, qu’on accomplit de belles choses”. L’écologie est aussi un thème important dans leur réflexion. Leur moyen de déplacement le prouve. Ainsi comme pour le vélo, ils considèrent l’approche écologique, la convivialité, et l’humanisme comme les moteurs de leur projet.

D’ailleurs, ils feront de l’écologie le thème d’ouverture de leur film documentaire. Selon les trois amis, l’environnement n’est pas tant une réponse à cette thématique du vivre ensemble, qu’un préalable nécessaire à toute vie sur notre planète. Comme pour le cas des fermes françaises, ils souhaitent remettre en question ce modèle productiviste qui agit souvent à l’encontre du respect de l’environnement, des ressources et des droits de l’homme.

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Bonus

Nous allons être francs avec vous. A l’origine, cette vidéo n’avait pas vocation à être diffusée mais ce récit de voyage est si complet que nous souhaitions partager avec vous les impressions d’Elie. Assis en tailleur sur une plage en Azerbaïdjan, il répond simplement aux questions qu’Olimpia lui avait envoyé pour rédiger l’article ci-dessus.

Enfin nous remercions chaleureusement Elie, Valentin et Tizian qui ont pris le temps de répondre à nos questions et de nous faire voyager à leurs côtés.

Retrouvez encore plus de photos sur leur site internet et leur page Facebook.

Article publié le 13/07/2017